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This is my heaven

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mardi 31 mai 2016

Back in the USSR.

Je hais la fonte des neiges. Période durant laquelle se succèdent des plans plus fumeux les uns que les autres. Les week-end avec un ratio poisson/km flirtant avec la fameuse barre des 1/1000, on commence à y être habitué. Voir même 1/1500 avec un séjour dans le Jura disons le, plutôt compliqué. Il m'a quand même permis de rencontrer Nathan, un chouette type avec une vision des choses similaire à la mienne. On aura quand même bien ri et c'est le principal ! 


Heureusement qu'en bonne compagnie, ça peut s'avérer être chouette et drôle ! Du coup depuis cette fin de mois d'avril, ça a été un peu compliqué. Couplé au fait que je me suis re-égaré vers les carnassiers deux week-end de suite (les récits arrivent). Or cette fois c'était la bonne. Deux jours de pêche intensive dans le charme des Pyrénées.

Ça a mal commencé, débarqué fraîchement de la zone urbaine en fin d'après-midi avec l'intention de pêcher un parcours no-kill d'altitude, je trouve celui-ci quasiment à sec (pour la période c'est quand même pas très bon) et blindé de monde de surcroît. Après une heure à ne prendre que des petits poissons, je me pose la question de savoir si quelqu'un n'est pas devant moi. Cinq minutes de marche rapide plus tard et j'ai de quoi répondre à ma question : un pêcheur sur chaque berge.


 Les traditionnelles photos avant de partir quand même parce qu'on ne se lasse jamais d'un tel cadre : 


Étiage avant l'heure.

On y reviendra quand même !


On se voit bientôt... Au Ronald !


Changement de rivière donc, et ce sera de l'exploration à partir de maintenant ! 
Je choisi l'option pêche en sèche uniquement malgré que le profil et le niveau soient d'avantage propices à la pêche en nymphe au fil ou au toc. Qu'importe, je suis prêt à prendre moins de poissons pourvu que ma mouche se face happer en surface. Un peu snob, mais totalement assumé.

Beaucoup d'insectes virevoltent près de la surface et quelques gobages discrets percent la surface.

Les premiers poissons maillés du séjour ne tardent pas à rentrer dans la boîte à souvenirs :

Un bijou local, véritable trésor. J'adore.
Le fameux profil, plutôt séduisant.

Coucou toi.
 C'est donc plein de détermination pour le lendemain que s'achève ce coup du soir fort sympathique. Un peu de route pour être à l'heure pour le coup du matin, quelques mouches montées avec la fameuse technique de Jean Mi, et un peu de sommeil. Une soirée écourtée par la fatigue et le confort de ma voiture sièges arrières baissés.

Voilà qui devrait rappeler des souvenirs à certains.

Réveillé de bonne heure, un peu de musique, un bon petit café soluble et quelques clopes pour attendre l'aurore.
Un morceau qui devrait être évocateur pour une -ancienne- lectrice aux goûts musicaux de qualité. Fin de la parenthèse sur ma vie sentimentale.

Le coup du matin ne sera pas fructueux, sur une portion plus en aval de la Têt, sur un parcours découvert avec Simon qui avait été plutôt bon à plusieurs reprises par le passé. Cependant, cette fois-ci, le niveau est très fort (alors que l'amont était squelettique la veille, cherchez l'erreur). Après avoir perdu une demi douzaine de nymphes et ne pas avoir eu la moindre touche sur 500m, je renonce et retourne sur des rivières moins larges et plus propices pour pêcher l'eau en sèche. Aucun regret, des poissons qui gobent de façon régulière toute la journée, ça remonte le moral !

Robe fabuleuse.

Le monteur de cette mouche se reconnaîtra certainement.

Il est temps que je m'achète un APN digne de ce nom quand même 

Des petits poissons mais quel plaisir, je le dirai jamais assez !


Lingot d'or.
De nouveau bloqué par les futurs Big Tasty avant de changer de rivière, décidément...


Peu de touches sur cette ultime tentative, l'orage arrive à grand pas et les prévisions météo annoncent plusieurs cm de pluie dans la nuit, il est temps de rentrer, mais quand même, un dernier poisson avant, en nymphe cette fois :

S'il avait fait 20cm de plus ça aurait été un chouette poisson.

La vallée, on reviendra !
Un demi week end  vraiment sympathique quand même malgré des niveaux globalement pas terribles grâce à l'action d'EDF et de leur énergie soit disant verte, ça aurait peut être permis de prendre un peu plus de poissons si j'avais pu pêcher les parcours que je connais. Mais bon, la découverte de nouveaux cours d'eau est suffisamment enrichissante pour compenser. A venir assez rapidement quelques billets de journées en dilettante au carnassier en bonne compagnie !

A + Benji


J'ai failli oublier :
Tu méritais quand même ta fife sur ces pages, pour m'avoir aiguillé du haut d'un pont à 6h du mat', je te le devais bien !

dimanche 27 mars 2016

Le cochon est dans le maïs.

      Le début de saison démarre en fanfare sur des airs de Bandas dans les Pyrénées. Des éclosions généreuses bien qu'irrégulières, des eaux basses et claires couplées à des niveaux relativement stables rythment les journées de mon mois de Mars. Comme mentionné dans les articles précédents, nul besoin de se lever aux aurores. Aucun scrupule à avoir donc si vous voulez vous accouder au zinc d'un bistrot des plus cradingues pendant toute la nuit du vendredi.

     Un choix stratégique très simple a été mis en place afin d'optimiser les créneaux de pêche qui diffèrent selon les conditions journalières. La matinée est consacrée à un ratissage des abords de grosses veines qui poussent avec des grosses nymphes bien lourdes et à peu près aussi rustique qu'une équipe entière de rugbyman gersois. Corps tungstènes de 0.5 à 1g ou nymphes ébouriffées sur des casques entre 3 et 3.8mm suivant le couple vitesse/profondeur de la veine peignée. En espérant ne pas avoir engendré trop d'ulcères ou autres syncopes à puristes de la pêche légère en surface. Mais c'est aussi ça le début de saison : des poissons actifs sur des postes à faible dépense d'énergie qui se nourrissent aux heures les plus chaudes de la journée. Toujours dans un but d'optimisation, je me déplace avec ma 9'#5 dans le dos, histoire de ne pas avoir à revenir à la voiture pour l'éclosion. Ainsi, j'arrête de catapulter mes nymphes aux abords de cette dernière et me mets en place à l'aval d'une bordure adaptée.

Notez la classe des lunettes, après toutes les attaques que j'ai reçu via le blog Hardy de sa part, je lui dois bien ça....

Un poisson bien proportionné qui m'aura fait une belle sueur froide avec la prise aval d'un fort courant !
 Les poissons croquent bien et c'est un mets digne d'un buffet de déclinaisons de produits à base de canard existant dans la gastronomie Gasconne. Pas encore de prise digne d'être qualifiée d'Armagnac cependant. Mais l'essentiel n'est pas là. Les captures relativement régulières et sur des coups de ligne réfléchis sont la priorité de cette stratégie d'optimisation. Aucune politique de nombre ou de taille particulière, je pense qu'on peut me considérer comme "riendutouttiste, truite fario adoratiste". Certains diront autiste, au choix.

Entre les perches !

Quelques mouches suffisent à leur faire regarder en l'air 
     Bien que cela puisse être reproché dans certains cas, je pense qu'à la pêche il faut être un peu opportuniste, de la même manière que le sont les truites. Je ne m'abaisserai cependant plus à lancer des PN et "insulter la truite en la réduisant au vulgaire rang de carnassier" (O.P 2010). Technique bien trop dépendante du hasard et de paramètres non maîtrisés. Or, j'ai ressorti ma tocqueuse et mon vivarelli afin de pêcher en nymphe de façon efficace sur les gros volumes à grande distance. J'ai découvert qu'il était envisageable de le faire au fouet mais la nostalgie provoquée par le blank cintré de ma Nature XT (Delacoste) ainsi que le chant de mon Vivarelli, chauffant sur les rush de poissons très corrects m'avaient manqués ! Discours relativement engagé je vous le concède, mais je ne juge personne. La pêche aux leurres peut s'avérer payante, surtout lorsque les eaux sont encore froides et que les poissons sont encore un peu naïfs. Les résultats mitigés de certaines stars de la discipline en ce début de saison me confortent dans mes choix stratégiques puisqu'on ne les voit beaucoup se pavaner sur Facebook que les années précédentes, si ce n'est avec des poissons qu'ils qualifient de "juvéniles" (oui oui, pour certaines personnes une truite de 40 sur cours d'eau à croissance rapide est encore juvénile bien que mature sexuellement depuis l'année précédente).

Sublime poisson pour notre ami et ses lunettes le faisant ressembler à une odonate.

En fait heureusement qu'il a des lunettes de protection et un photographe correct, ça pique les yeux quand même...
      On fait des détour vers des bassins versants méditerranéens et on pêche même à vue avec des conditions relativement pas adaptées, mais le mélange des yeux de l'un et des bons passages de l'autres sont plutôt efficaces.

"Plus à droite !  Plus à gauche ! Là t'es bien, ATTENTION ELLE VA PRENDRE... Elle a pris ! "



Aaaaaah, il a retrouvé ses cluques et ne ressemble plus à un insecte, je vous en prie Mesdames ! 
      Quelques photos perdues suite à la noyade de mon téléphone mais l'important n'est pas là, les images sont dans la tête. Il est très tard/tôt (7h18) quand je m'apprête à achever ce récit et je n'ai pas encore dormi. L'excitation à l'idée d'aller peigner des veines avec des grosses nymphes est trop forte. J'en profite pour en monter quelques unes avant d'aller réveiller mon compère avec un bon café. Certains lancent des pizzas, d'autres des poissons nageurs, nous c'est nos imitations d'insectes dans les conditions qui nous semblent les plus justes. Chacun son truc !

A très bientôt

Benji

vendredi 18 mars 2016

L'église est sur la place du village

     Bonsoir à tous, à la veille du départ pour un week end de pêche, je tenais tout particulièrement à remercier mes amis qui ont subi une semaine de dure labeur et à vous faire partager les résultats de cette dernière. Ils m'ont soutenu dans le périple post ouverture mené en grandes rivières. Le mois de mars se prêtant relativement bien à la pêche en sèche grâce aux éclosions de March Brown et autres Baetidae (vraisemblablement rodhani et niger). Ces dernières n'ayant lieu qu'en début d'après midi, vous pouvez même vous payer le luxe de faire des grasse mat' afin d'être totalement concentré pour l'après midi au rythme effréné qui vous attend. Je trouve la forme journal tout particulièrement adaptée pour compter ces louanges !


  •      Lundi 14 Mars 2016.
Départ de Toulouse sur les coups de midi, plein soleil. Arrêt obligatoire à la boulangerie locale, accueil chaleureux par la non moins gracieuse commerçante. J'enfile mes waders à la vitesse de la lumière (au moins du son) et c'est parti ! Pas grand ajouter pour cette journée là : aucune mouche et pas un poisson repéré. Les éternels frustrés du week end sont là. Courte après-midi de chauffe, on reviendra demain.

  • Mardi 15 Mars 2016
Coup de fil de Yoyo le matin : " Bon Benji, j'espère que t'es chaud, ça va cartonner aujourd'hui !!". Il en faut pas plus pour me décider à le rejoindre. Lionel est un bonhomme à part entière. D'une simplicité déconcertante (qualité bien trop rare à mon goût et particulièrement appréciable), enthousiaste à l'unique idée de se retrouver au bord de l'eau et enfin hystérique à la vue du moindre gobage. Et ce malgré une bonne 30ène d'années de pêche derrière lui. Vous l'aurez compris, le genre de bonhomme qui colle tout à fait à l'ambiance générale qu'on trouve sur ces modestes pages. Le moment le plus redouble à mon goût dans une partie de pêche à la mouche est l'attente de ces dernières. A choisir entre tuer le temps assis au cul d'un plat et lancer des enclumes en tungstène dans des veines qui tirent, le choix était malgré que je n'affectionne pas la dernière option plus que ça vite fait. Et c'est comme ça que je prends le premier poisson de la semaine. Compteur de l'aprem ouvert, les premiers insectes fleurissent en surface. Yoyo repère un premier gobage et en bon gentleman me l'offre sur un plateau. Une approche discrète, le fait qu'il s'agisse d'une berge en revers et encombrée seront les plus grosse difficulté. La truite se nourrit sans complexe de toutes les mouches qui passent dans sa veine. Quelques lancers de réglage plus tard et elle s'empare de mon imitation un peu grossière de March Brown. Deux chandelles avant qu'elle ne se saucissonne dans ma pointe. Combat écourté mais elle est splendide !

Un grand merci à Maître Yoyo-Da pour le poisson offert sur un plateau d'argent 
Sur le plat en amont quelques gobages, un gros poisson se distingue des autres et c'est évidemment au tour de Lionel de s'en charger. Un passage aura suffit. Malheureusement, son appartenance à la famille des cyprinidés ne me permet pas de le publier ici. Faux snobisme, j'ai juste pas encore reçu la photo. Le soleil aura raison de l'éclo qui ne durera qu'une heure. On finira la journée en marchant sur des bordures habitées mais sans voir la moindre activité. Une arrivée à la pompe à essence Rock'n Roll, un Ronald et au lit. Rendez-vous pris de nouveau avec mon compère pour jeudi.

J'ai été tenté par faire des tours de rond points pour arriver le plus proche de 0.


  • Mercredi 16 Mars 2016
Pluie battante annoncée, ça sent très bon pour aujourd'hui ! Je ne trouve personne pour m'accompagner. Simon est lui aussi de sortie et on se soutient mutuellement par téléphone tout au long de l'aprèm. Je décide de pêcher une bordure que je connais mais en la démarrant 1km en aval, sur une portion que je ne connais pas encore. Un poisson qui gobe dans la veine porteuse à peine l'éclosion démarrée. J'expédie mon imitation de March Brown de la veille et prends un refus de l'espace. Changement de modèle, très simple : corps en substitut de condor olive et ailes en CDC. Un passage suffira pour faire croquer ce joli poisson :

Je continue sur ma lancée et quelques centaines de mètres plus haut (c'est long 100m sans voir de rond alors que la rivière est tapie de mouches...) nouveau poisson attablé ! Ma mouche a à peine eu le temps de sécher qu'elle se retrouve de nouveau à voguer sur l'eau avant de se faire aspirer. C'est plus gros. Le contrat est déjà rempli au moment où elle rentre dans l'épuisette. Robe à tomber par terre qui me réjouit encore plus que la taille.

Une cicatrice relatant un combat de longue date. Super poisson !
C'est totalement détendu que je poursuit. Les mouches se calment étrangement tôt alors qu'il pleut par intermittence sans pour autant avoir droit à l'intervention du soleil. Je décide de changer de bordure. J'avale une salade Sodébo allongé dans le siège de la voiture au cul d'un plat. Incroyable, il y a des mouches sur ce secteur là ! Quelques ronds beaucoup trop éloignés pour être tentés et le débit ne me permet pas de traverser. Je monte donc un peu avec l'espoir de trouver un poisson accessible plus haut. C'est à croire que cette journée est la meilleure depuis longtemps puisque dans une petite veine maigre j'aperçois un museau sortir à 4 reprises. Elle est assez près du bord et sous une liane. Poste classique pour lequel les poissons de grande rivière sont assez inféodés. On prend les mêmes et on recommence, c'est coffré et le combat est plus violent que les deux précédents. Encore un très beau poisson qui vient de sceller le sort de cette journée : probablement la meilleure depuis très longtemps en terme de qualité de pêche (robe des poissons//taille moyenne).


Coup de téléphone à Simon qui en décrochant ferre sa 27ème truite de l'aprem. J'annonce le score de l'aprem en scrutant le poste du dessus. Un nouveau gobage me contraint de raccrocher en lui disant "Garde ton portable sous le coude ça a l'air gros !".  Je m'avance doucement pour être à distance de lancer. Au premier passage je vois ma mouche disparaître sans qu'il n'y ait le moindre gobage. Je prends le risque de ferrer et la courbure de la canne est on ne peut plus claire, elle a pris ! Je suis au ange. Quelle journée...

Je peux concevoir que vous en ayez marre de cette prise de vue mais promis je ferai un effort pour les prochaines sorties !
Il va faire nuit, j'ai très froid, les wad' acheté quelques semaines plus tôt sont déjà bien poreux après seulement 5 sorties. Repos du guerrier bien mérité.

Baetis niger


  • Jeudi 17 Mars 2016
Nouveau rendez vous avec Yoyo, plus chaud que jamais. Petite polaire rustique sur le dos, il est prêt à en découdre. La météo est plutôt bonne, pas pour promener bobonne qu'on s'entende bien. On est pile à l'heure et je n'ai même pas besoin de sacrifier ma pointe pour y suspendre des nymphes : Ouf !
Quelques poissons s'attablent. Tour de chauffe pour chacun sur des poissons modestes. Les choses sérieuses commencent quand on doit se séparer parce qu'on se retrouve dans le cas de figure rêvé : 2 poissons gobent au dessus de nous, et deux en dessous. Je monte. Je prends la première qui avoisine les 40. Je m'empresse de la relâcher pour pêcher l'autre qui est attablée sur un poste à gros poisson au niveau d'un gros bloc avec un grand couple vitesse/profondeur. Ma mouche se fait happer. Je ferre et me retrouve bloqué, canne en compression. Deux coups de tête tout en lourdeur. Je suis incapable de retourner le poisson il a complètement le monopole. Mon moulinet se vide sans que je puisse faire quoi que ce soit. Je reprends un peu espoir un peu avant d'arriver au backing elle semble se calmer. J'essaye tant bien que mal de regagner du terrain. Impossible ça bouge pas. Je me dis "allez, c'est parti pour 1/4 d'heure avec le bras tétani..." j'ai pas eu le temps de finir ma phrase que le poisson rush à nouveau. Je me retrouve sur le backing pour la première fois depuis les 365 jours exactement que je pêche à la mouche et que je retrace mes aventures ici au passage. Il faut bien une première. Je ne dispose pas d'un backing suffisant pour la laisser filer et je tente de modérer le rush. Mal m'en a pris et je suis sanctionné d'une casse violente. Je me retrouve avec une demi-pointe ce qui signifie que le frottement avec les gros blocs aiguisés me coûtera ce poisson que je n'ai pas eu le temps de voir. Frustré, je peste et m'assois en tailleur. J'allume une clope. Yoyo me rejoint, il n'a pas non plus concrétiser le gros poisson qu'il a attaqué. Il me fait relativiser en m'expliquant que ça ne sera pas la dernière. Sacré séquence d'émotion, le palpitant est monté. Mais il reste du temps et je ne perds pas espoir ! Sur un beau coup de ligne et après maintes politesses de chacun pour savoir qui attaque la truite qui gobe en face, je laisse mon binôme du jour s'en charger, persuadé que c'était "un pin's qui me coûterait une cartouche". Il ne tarde pas à la faire prendre. Encore une fois, mal m'en a pris... Combat musclé, sauts, c'est gros. La photo parle d'elle même : 
"Je la connaissais pas celle là" qu'il a dit.

Quel poisson ! Nous sommes bien content, ça remonte un peu le moral. Sur une ultime bordure, deux poissons gobent, et nous décidons de tenter le doublé. Yoyo s'exécute et hisse la sienne dans l'épuisette. Je prends sa place et fais de même. On termine la journée sur un fou rire et une bonne note ! Photo inédite avec un soupçon d'art contemporain  :
Image miroir.
  • Vendredi 18 Mars 2016
Aujourd'hui, dernière après midi de cette semaine riche en émotions, écailles et rigolades. Je suis de nouveau seul et j'ai du pain sur la planche. Les mouches sont déjà en pleine valse quand j'arrive au bord de l'eau. Je suis côté veine porteuse, il y a pas mal d'insectes qui dérivent malgré le soleil mais aucun gobage à l'horizon. Le vent ne me facilite pas la tâche mais j'entrevoit ce qui ressemble à des ronds en face. Retour à la voiture, je perds un peu de temps à traverser car le pont le plus proche est loin mais ça vaut très certainement le coup. J'attaque un peu en aval par rapport à mon point de départ sur la rive en face. J'entends un gros PLOC comme si quelqu'un avait lancé un caillou. Je regarde à droite, à gauche, rien. Un autre, puis un autre. Je comprends vite qu'il s'agit d'un poisson qui gobe devant moi. Une sorte de roulé un peu raté mais ma mouche pêche correctement. C'est pris ! Aaaah, un joli poisson (oui, encore mais j'assume).
Le changement de berge aura été le bon choix stratégique.
La suite de l'aprem' sera plutôt calme, un poisson manqué au ferrage, pas mal de monde croisé ce qui me dérange un peu dans le sens où ce que je recherche à la pêche après les poissons c'est la quiétude. Des moucheurs anti-hérétiques et des tocqueurs aux théories fumeuses du style "il se prend rien depuis l'ouverture, l'eau est trop froide, et puis de toute façon des vraies sauvages y'en a plus". Je me suis contenté d'hausser les épaules et de tourner les talons mais dans ma tête raisonnait : "Si tu savais mon pauvre...".

Voilà cette semaine touche à sa fin. Bilan très positif, les progrès sont assez encourageants et motivent à continuer sur une si bonne lancée. Réveil dans quelques heures pour remettre le couvert. Avant de clore ce billet un peu long et fastidieux je voulais remercier : 

- Yoyo pour les guidages 
- Simon pour le soutien moral quand j'étais à deux doigts de craquer et de rentrer mercredi
- La nana à la caisse de la boulangerie qui a du me prendre pour un psychopathe de passer tous les midis à la même heure.


C'est bien le début de saison quand même...

A+ Benji