Paperblog : Les meilleures actualités issues des blogs Et pour quelques truites de plus. Ben's blog.

This is my heaven

This is my heaven

dimanche 27 mars 2016

Le cochon est dans le maïs.

      Le début de saison démarre en fanfare sur des airs de Bandas dans les Pyrénées. Des éclosions généreuses bien qu'irrégulières, des eaux basses et claires couplées à des niveaux relativement stables rythment les journées de mon mois de Mars. Comme mentionné dans les articles précédents, nul besoin de se lever aux aurores. Aucun scrupule à avoir donc si vous voulez vous accouder au zinc d'un bistrot des plus cradingues pendant toute la nuit du vendredi.

     Un choix stratégique très simple a été mis en place afin d'optimiser les créneaux de pêche qui diffèrent selon les conditions journalières. La matinée est consacrée à un ratissage des abords de grosses veines qui poussent avec des grosses nymphes bien lourdes et à peu près aussi rustique qu'une équipe entière de rugbyman gersois. Corps tungstènes de 0.5 à 1g ou nymphes ébouriffées sur des casques entre 3 et 3.8mm suivant le couple vitesse/profondeur de la veine peignée. En espérant ne pas avoir engendré trop d'ulcères ou autres syncopes à puristes de la pêche légère en surface. Mais c'est aussi ça le début de saison : des poissons actifs sur des postes à faible dépense d'énergie qui se nourrissent aux heures les plus chaudes de la journée. Toujours dans un but d'optimisation, je me déplace avec ma 9'#5 dans le dos, histoire de ne pas avoir à revenir à la voiture pour l'éclosion. Ainsi, j'arrête de catapulter mes nymphes aux abords de cette dernière et me mets en place à l'aval d'une bordure adaptée.

Notez la classe des lunettes, après toutes les attaques que j'ai reçu via le blog Hardy de sa part, je lui dois bien ça....

Un poisson bien proportionné qui m'aura fait une belle sueur froide avec la prise aval d'un fort courant !
 Les poissons croquent bien et c'est un mets digne d'un buffet de déclinaisons de produits à base de canard existant dans la gastronomie Gasconne. Pas encore de prise digne d'être qualifiée d'Armagnac cependant. Mais l'essentiel n'est pas là. Les captures relativement régulières et sur des coups de ligne réfléchis sont la priorité de cette stratégie d'optimisation. Aucune politique de nombre ou de taille particulière, je pense qu'on peut me considérer comme "riendutouttiste, truite fario adoratiste". Certains diront autiste, au choix.

Entre les perches !

Quelques mouches suffisent à leur faire regarder en l'air 
     Bien que cela puisse être reproché dans certains cas, je pense qu'à la pêche il faut être un peu opportuniste, de la même manière que le sont les truites. Je ne m'abaisserai cependant plus à lancer des PN et "insulter la truite en la réduisant au vulgaire rang de carnassier" (O.P 2010). Technique bien trop dépendante du hasard et de paramètres non maîtrisés. Or, j'ai ressorti ma tocqueuse et mon vivarelli afin de pêcher en nymphe de façon efficace sur les gros volumes à grande distance. J'ai découvert qu'il était envisageable de le faire au fouet mais la nostalgie provoquée par le blank cintré de ma Nature XT (Delacoste) ainsi que le chant de mon Vivarelli, chauffant sur les rush de poissons très corrects m'avaient manqués ! Discours relativement engagé je vous le concède, mais je ne juge personne. La pêche aux leurres peut s'avérer payante, surtout lorsque les eaux sont encore froides et que les poissons sont encore un peu naïfs. Les résultats mitigés de certaines stars de la discipline en ce début de saison me confortent dans mes choix stratégiques puisqu'on ne les voit beaucoup se pavaner sur Facebook que les années précédentes, si ce n'est avec des poissons qu'ils qualifient de "juvéniles" (oui oui, pour certaines personnes une truite de 40 sur cours d'eau à croissance rapide est encore juvénile bien que mature sexuellement depuis l'année précédente).

Sublime poisson pour notre ami et ses lunettes le faisant ressembler à une odonate.

En fait heureusement qu'il a des lunettes de protection et un photographe correct, ça pique les yeux quand même...
      On fait des détour vers des bassins versants méditerranéens et on pêche même à vue avec des conditions relativement pas adaptées, mais le mélange des yeux de l'un et des bons passages de l'autres sont plutôt efficaces.

"Plus à droite !  Plus à gauche ! Là t'es bien, ATTENTION ELLE VA PRENDRE... Elle a pris ! "



Aaaaaah, il a retrouvé ses cluques et ne ressemble plus à un insecte, je vous en prie Mesdames ! 
      Quelques photos perdues suite à la noyade de mon téléphone mais l'important n'est pas là, les images sont dans la tête. Il est très tard/tôt (7h18) quand je m'apprête à achever ce récit et je n'ai pas encore dormi. L'excitation à l'idée d'aller peigner des veines avec des grosses nymphes est trop forte. J'en profite pour en monter quelques unes avant d'aller réveiller mon compère avec un bon café. Certains lancent des pizzas, d'autres des poissons nageurs, nous c'est nos imitations d'insectes dans les conditions qui nous semblent les plus justes. Chacun son truc !

A très bientôt

Benji

vendredi 18 mars 2016

L'église est sur la place du village

     Bonsoir à tous, à la veille du départ pour un week end de pêche, je tenais tout particulièrement à remercier mes amis qui ont subi une semaine de dure labeur et à vous faire partager les résultats de cette dernière. Ils m'ont soutenu dans le périple post ouverture mené en grandes rivières. Le mois de mars se prêtant relativement bien à la pêche en sèche grâce aux éclosions de March Brown et autres Baetidae (vraisemblablement rodhani et niger). Ces dernières n'ayant lieu qu'en début d'après midi, vous pouvez même vous payer le luxe de faire des grasse mat' afin d'être totalement concentré pour l'après midi au rythme effréné qui vous attend. Je trouve la forme journal tout particulièrement adaptée pour compter ces louanges !


  •      Lundi 14 Mars 2016.
Départ de Toulouse sur les coups de midi, plein soleil. Arrêt obligatoire à la boulangerie locale, accueil chaleureux par la non moins gracieuse commerçante. J'enfile mes waders à la vitesse de la lumière (au moins du son) et c'est parti ! Pas grand ajouter pour cette journée là : aucune mouche et pas un poisson repéré. Les éternels frustrés du week end sont là. Courte après-midi de chauffe, on reviendra demain.

  • Mardi 15 Mars 2016
Coup de fil de Yoyo le matin : " Bon Benji, j'espère que t'es chaud, ça va cartonner aujourd'hui !!". Il en faut pas plus pour me décider à le rejoindre. Lionel est un bonhomme à part entière. D'une simplicité déconcertante (qualité bien trop rare à mon goût et particulièrement appréciable), enthousiaste à l'unique idée de se retrouver au bord de l'eau et enfin hystérique à la vue du moindre gobage. Et ce malgré une bonne 30ène d'années de pêche derrière lui. Vous l'aurez compris, le genre de bonhomme qui colle tout à fait à l'ambiance générale qu'on trouve sur ces modestes pages. Le moment le plus redouble à mon goût dans une partie de pêche à la mouche est l'attente de ces dernières. A choisir entre tuer le temps assis au cul d'un plat et lancer des enclumes en tungstène dans des veines qui tirent, le choix était malgré que je n'affectionne pas la dernière option plus que ça vite fait. Et c'est comme ça que je prends le premier poisson de la semaine. Compteur de l'aprem ouvert, les premiers insectes fleurissent en surface. Yoyo repère un premier gobage et en bon gentleman me l'offre sur un plateau. Une approche discrète, le fait qu'il s'agisse d'une berge en revers et encombrée seront les plus grosse difficulté. La truite se nourrit sans complexe de toutes les mouches qui passent dans sa veine. Quelques lancers de réglage plus tard et elle s'empare de mon imitation un peu grossière de March Brown. Deux chandelles avant qu'elle ne se saucissonne dans ma pointe. Combat écourté mais elle est splendide !

Un grand merci à Maître Yoyo-Da pour le poisson offert sur un plateau d'argent 
Sur le plat en amont quelques gobages, un gros poisson se distingue des autres et c'est évidemment au tour de Lionel de s'en charger. Un passage aura suffit. Malheureusement, son appartenance à la famille des cyprinidés ne me permet pas de le publier ici. Faux snobisme, j'ai juste pas encore reçu la photo. Le soleil aura raison de l'éclo qui ne durera qu'une heure. On finira la journée en marchant sur des bordures habitées mais sans voir la moindre activité. Une arrivée à la pompe à essence Rock'n Roll, un Ronald et au lit. Rendez-vous pris de nouveau avec mon compère pour jeudi.

J'ai été tenté par faire des tours de rond points pour arriver le plus proche de 0.


  • Mercredi 16 Mars 2016
Pluie battante annoncée, ça sent très bon pour aujourd'hui ! Je ne trouve personne pour m'accompagner. Simon est lui aussi de sortie et on se soutient mutuellement par téléphone tout au long de l'aprèm. Je décide de pêcher une bordure que je connais mais en la démarrant 1km en aval, sur une portion que je ne connais pas encore. Un poisson qui gobe dans la veine porteuse à peine l'éclosion démarrée. J'expédie mon imitation de March Brown de la veille et prends un refus de l'espace. Changement de modèle, très simple : corps en substitut de condor olive et ailes en CDC. Un passage suffira pour faire croquer ce joli poisson :

Je continue sur ma lancée et quelques centaines de mètres plus haut (c'est long 100m sans voir de rond alors que la rivière est tapie de mouches...) nouveau poisson attablé ! Ma mouche a à peine eu le temps de sécher qu'elle se retrouve de nouveau à voguer sur l'eau avant de se faire aspirer. C'est plus gros. Le contrat est déjà rempli au moment où elle rentre dans l'épuisette. Robe à tomber par terre qui me réjouit encore plus que la taille.

Une cicatrice relatant un combat de longue date. Super poisson !
C'est totalement détendu que je poursuit. Les mouches se calment étrangement tôt alors qu'il pleut par intermittence sans pour autant avoir droit à l'intervention du soleil. Je décide de changer de bordure. J'avale une salade Sodébo allongé dans le siège de la voiture au cul d'un plat. Incroyable, il y a des mouches sur ce secteur là ! Quelques ronds beaucoup trop éloignés pour être tentés et le débit ne me permet pas de traverser. Je monte donc un peu avec l'espoir de trouver un poisson accessible plus haut. C'est à croire que cette journée est la meilleure depuis longtemps puisque dans une petite veine maigre j'aperçois un museau sortir à 4 reprises. Elle est assez près du bord et sous une liane. Poste classique pour lequel les poissons de grande rivière sont assez inféodés. On prend les mêmes et on recommence, c'est coffré et le combat est plus violent que les deux précédents. Encore un très beau poisson qui vient de sceller le sort de cette journée : probablement la meilleure depuis très longtemps en terme de qualité de pêche (robe des poissons//taille moyenne).


Coup de téléphone à Simon qui en décrochant ferre sa 27ème truite de l'aprem. J'annonce le score de l'aprem en scrutant le poste du dessus. Un nouveau gobage me contraint de raccrocher en lui disant "Garde ton portable sous le coude ça a l'air gros !".  Je m'avance doucement pour être à distance de lancer. Au premier passage je vois ma mouche disparaître sans qu'il n'y ait le moindre gobage. Je prends le risque de ferrer et la courbure de la canne est on ne peut plus claire, elle a pris ! Je suis au ange. Quelle journée...

Je peux concevoir que vous en ayez marre de cette prise de vue mais promis je ferai un effort pour les prochaines sorties !
Il va faire nuit, j'ai très froid, les wad' acheté quelques semaines plus tôt sont déjà bien poreux après seulement 5 sorties. Repos du guerrier bien mérité.

Baetis niger


  • Jeudi 17 Mars 2016
Nouveau rendez vous avec Yoyo, plus chaud que jamais. Petite polaire rustique sur le dos, il est prêt à en découdre. La météo est plutôt bonne, pas pour promener bobonne qu'on s'entende bien. On est pile à l'heure et je n'ai même pas besoin de sacrifier ma pointe pour y suspendre des nymphes : Ouf !
Quelques poissons s'attablent. Tour de chauffe pour chacun sur des poissons modestes. Les choses sérieuses commencent quand on doit se séparer parce qu'on se retrouve dans le cas de figure rêvé : 2 poissons gobent au dessus de nous, et deux en dessous. Je monte. Je prends la première qui avoisine les 40. Je m'empresse de la relâcher pour pêcher l'autre qui est attablée sur un poste à gros poisson au niveau d'un gros bloc avec un grand couple vitesse/profondeur. Ma mouche se fait happer. Je ferre et me retrouve bloqué, canne en compression. Deux coups de tête tout en lourdeur. Je suis incapable de retourner le poisson il a complètement le monopole. Mon moulinet se vide sans que je puisse faire quoi que ce soit. Je reprends un peu espoir un peu avant d'arriver au backing elle semble se calmer. J'essaye tant bien que mal de regagner du terrain. Impossible ça bouge pas. Je me dis "allez, c'est parti pour 1/4 d'heure avec le bras tétani..." j'ai pas eu le temps de finir ma phrase que le poisson rush à nouveau. Je me retrouve sur le backing pour la première fois depuis les 365 jours exactement que je pêche à la mouche et que je retrace mes aventures ici au passage. Il faut bien une première. Je ne dispose pas d'un backing suffisant pour la laisser filer et je tente de modérer le rush. Mal m'en a pris et je suis sanctionné d'une casse violente. Je me retrouve avec une demi-pointe ce qui signifie que le frottement avec les gros blocs aiguisés me coûtera ce poisson que je n'ai pas eu le temps de voir. Frustré, je peste et m'assois en tailleur. J'allume une clope. Yoyo me rejoint, il n'a pas non plus concrétiser le gros poisson qu'il a attaqué. Il me fait relativiser en m'expliquant que ça ne sera pas la dernière. Sacré séquence d'émotion, le palpitant est monté. Mais il reste du temps et je ne perds pas espoir ! Sur un beau coup de ligne et après maintes politesses de chacun pour savoir qui attaque la truite qui gobe en face, je laisse mon binôme du jour s'en charger, persuadé que c'était "un pin's qui me coûterait une cartouche". Il ne tarde pas à la faire prendre. Encore une fois, mal m'en a pris... Combat musclé, sauts, c'est gros. La photo parle d'elle même : 
"Je la connaissais pas celle là" qu'il a dit.

Quel poisson ! Nous sommes bien content, ça remonte un peu le moral. Sur une ultime bordure, deux poissons gobent, et nous décidons de tenter le doublé. Yoyo s'exécute et hisse la sienne dans l'épuisette. Je prends sa place et fais de même. On termine la journée sur un fou rire et une bonne note ! Photo inédite avec un soupçon d'art contemporain  :
Image miroir.
  • Vendredi 18 Mars 2016
Aujourd'hui, dernière après midi de cette semaine riche en émotions, écailles et rigolades. Je suis de nouveau seul et j'ai du pain sur la planche. Les mouches sont déjà en pleine valse quand j'arrive au bord de l'eau. Je suis côté veine porteuse, il y a pas mal d'insectes qui dérivent malgré le soleil mais aucun gobage à l'horizon. Le vent ne me facilite pas la tâche mais j'entrevoit ce qui ressemble à des ronds en face. Retour à la voiture, je perds un peu de temps à traverser car le pont le plus proche est loin mais ça vaut très certainement le coup. J'attaque un peu en aval par rapport à mon point de départ sur la rive en face. J'entends un gros PLOC comme si quelqu'un avait lancé un caillou. Je regarde à droite, à gauche, rien. Un autre, puis un autre. Je comprends vite qu'il s'agit d'un poisson qui gobe devant moi. Une sorte de roulé un peu raté mais ma mouche pêche correctement. C'est pris ! Aaaah, un joli poisson (oui, encore mais j'assume).
Le changement de berge aura été le bon choix stratégique.
La suite de l'aprem' sera plutôt calme, un poisson manqué au ferrage, pas mal de monde croisé ce qui me dérange un peu dans le sens où ce que je recherche à la pêche après les poissons c'est la quiétude. Des moucheurs anti-hérétiques et des tocqueurs aux théories fumeuses du style "il se prend rien depuis l'ouverture, l'eau est trop froide, et puis de toute façon des vraies sauvages y'en a plus". Je me suis contenté d'hausser les épaules et de tourner les talons mais dans ma tête raisonnait : "Si tu savais mon pauvre...".

Voilà cette semaine touche à sa fin. Bilan très positif, les progrès sont assez encourageants et motivent à continuer sur une si bonne lancée. Réveil dans quelques heures pour remettre le couvert. Avant de clore ce billet un peu long et fastidieux je voulais remercier : 

- Yoyo pour les guidages 
- Simon pour le soutien moral quand j'étais à deux doigts de craquer et de rentrer mercredi
- La nana à la caisse de la boulangerie qui a du me prendre pour un psychopathe de passer tous les midis à la même heure.


C'est bien le début de saison quand même...

A+ Benji







lundi 14 mars 2016

Le grand guide du bonheur.


     Pas de titre accrocheur sur les scores béants du weekend, de la simplicité et une narration au présent pour changer, de la même manière que Camus, mais sans la prétention de l'égaler. L'attente est longue pour beaucoup d'entre vous qui ne pouvez vous empêcher d'effectuer décomptes, polémiques et autres inepties sur les réseaux sociaux depuis quelques mois mais voilà que nous y sommes enfin. Vendredi soir, 17h, je quitte les locaux de mon labo pour rejoindre Montpellier où Simon m'attend pour prendre la route vers les Cévennes dans le but de rejoindre son père et son oncle. Nous n'avons pas vraiment de plan pour le week-end, tout sera basé sur l'absence de prise de tête. En effet, pêcher avec un Scodavolpe c'est bien, mais avec 3, c'est mieux ! Nous arrivons à destination sur les coups de 21h, tout juste à l'heure pour quelques verres de vin, décrit par nos hôtes comme "bon à partir du 3ème verre". Je vous laisse imaginer le goût du breuvage et la saveur âpre qu'il laisse dans la bouche. Repas classique de veille d'ouverture, les pronostics quant à la météo fusent et petit à petit la quantité d'heure de sommeil restantes diminue. Aucune pression cependant quand à l'activité des poissons, on verra bien.

      Pas de réveil aux aurores, inutile étant donné les températures négatives et la couche de givre qui recouvre les voitures. On prend le temps de bien déjeuner une première fois (je tiens à le préciser parce que, oui, il y en aura une autre) avant de se préparer à partir. Je pêche avec Simon toute la journée alors que son père et son oncle font équipe. Une répartition -plus ou moins- équitable des parcours et le fameux second petit dej' engloutit, celui-ci à base de jambon, saucisson, fromage et bière locaux (oui oui à 8h30 du mat'),  on peut démarrer sereinement !

     Nous sommes seuls sur les berges encore gelées du cours d'eau. Nous privilégions les portions ensoleillées et les postes marqués pour cette froide matinée. Les premiers poissons ne tardent pas à se manifester :


Je me fais pas prier pour ouvrir le bal dans cette belle vasque. 

Simon prend des poissons en pêchant derrière moi, je commence à me sentir mal.

Aucun placement produit ici, je n'ai pas d'action dans cette boîte, par contre je voulais dénoncer la cruauté de M. Scodavolpe pour la cerque arrachée sur le blank.

      Les premières heures sont malgré tout laborieuses or à mesure que le soleil sort, la rivière se réchauffe et la hausse d'activité commence à se faire sentir. Premières mouches et aussitôt quelques poissons visibles dans les courants. Jusqu'au moment où Simon, comme à sa fâcheuse habitude me saisit -violemment- le bras. C'est souvent annonciateur d'un beau poisson posté à proximité que mon comportement rêveur et inattentif m'aurait fait louper et cela signifie réellement : "NE BOUGE PLUS Y'EN A UNE T'Y VOIS RIEN PUTAIN". Ma réponse est souvent accompagnée d'un petit sourire et de mots du style : "C'est sur que si tu me pousse à l'eau ça va nous aider à la prendre". Tout ça pour dire que oui, par un bon mètre de profondeur, se dandine devant nous une très grosse truite. J'ose quémander de l'attaquer le premier, en connaissant pertinemment la règle : celui qui la voit commence. Mais avec une pointe d'amertume, Simon me laisse la main. J'effectue en  vain quelques passages, et grille ma cartouche en prenant involontairement un pin's qui mange à proximité. Je me résigne et change de mouche avec le secret espoir d'avoir une autre chance. Cette dernière se dessine quand Simon prend à son tour un poisson non désiré, qu'il décroche après un bref combat n'effrayant cependant pas notre cible commune. J'exige mon dû, et une argumentation sans merci fait rage alors que la truite, elle, mange toujours. Je peux finalement avoir une autre chance, j'essaye des "trucs qui descendent vite mais qui ne sent pas trop lourd pour pouvoir être fouettés" : en vain. Cette fois, je redonne la main à mon partenaire. Après plusieurs tentative, ma respiration se coupe lorsque je vois la truite agir de façon inhabituelle alors que sa nymphe se trouve vraisemblablement à son niveau. Ni une, ni deux, il ferre et c'est pendu ! Le premier rush est douloureux et nous ne le savons pas encore mais un périple de rude épreuve nous attend. Le poisson prend l'aval puis remonte jusqu'à se loger dans un tunnel de restitution d'eau. Ce dernier ne coule pas, fort heureusement pour nous, sans quoi nous n'aurions très certainement jamais vu la robe de cette splendide créature. J'essaye de rassurer Simon en lui garantissant l'absence d'obstacle dans ce style d'ouvrage. Ce qui s'avère fort heureusement vrai. On vient à bout du combat, long et intense (vous savez, un peu comme une nuit de réconciliation après une grosse dispute). Une immense joie nous envahit lorsque je la hisse dans l'épuisette. Joie qui retombera quand Simon s'aperçoit que le poisson n'est pas piqué dans la gueule. Incroyable. On l'a pourtant vu tous les deux se déplacer et s'arrêter dans la trajectoire de sa nymphe. Notre manque d'expérience en la matière ne nous permet pas de formuler quelconque hypothèse sur la situation. Je relativise : le poisson est bel et bien là, splendide, resplendissant à la lumière. On fait quelques photos et retour à l'envoyeur. 
Elle doit faire 40 qu'il disait... Tu parles, 20cm de plus oui !  



Un des plus beau poisson que j'ai eu l'occasion de croiser
      On fume une clope assis sur la roche mère, pas remis de nos émotions. Simon veut mettre un coup au fil dans la tête avant de monter. Il me propose, je refuse allègrement. Mal m'en a pris, à peine 20m en amont je l'entend crier qu'il est à nouveau pendu. C'est toujours comme ça. Acceptez toujours quand on vous propose de pêcher une veine avant de monter, vous risquez de vous retrouver dans la même situation que moi et de vous sentir très très bête !


Journée définitivement validée pour Simon

     La suite de l'après midi passera très vite. Peu de coups de ligne, pas mal d'insectes, l'attente d'hypothétiques gobages qui ne viennent jamais et pas mal de kilomètres de berges parcourus. C'ést quand même une très chouette journée. Le restau et le joli sourire de la serveuse me remontent le moral. L'ambiance est bonne, quelques bières et on rentre dormir. Demain, c'est totalement différent, j'ai l'obligation d'être rentré pas trop tard sur Toulouse donc je décide de faire la moitié de la route et de pêcher à mi chemin environ. Je pars en milieu de mâtiné pour être en place à midi et attendre l'éclosion. Peu de mouches mais qu'importe, je suis là alors autant en profiter. Je parcours donc une bordure agrémentée de gros blocs. C'est assez profond mais la visibilité est bonne. Rien à signaler après 2h à arpenter la berge escarpée et pleine de ronces. Mes wad' en redemandent donc je continue. Et soudain, devant moi, juste devant un gros bloc, je vois ce qui semble être une queue onduler. Je me rapproche un peu doucement, un peu gêné par le soleil et oui, c'est bel et bien un -gros- poisson. Bon. Mes travers de stress et de jambes qui se mettent à trembler reviennent. C'est vraiment gros. J'opte pour l'option gros casque orange que j'arbalète devant elle. Je distingue le four s'ouvrir depuis l'aval. Ma hantise : les ferrages dans le vide alors que je suis persuadé que le poisson a pris. Mais là aucun doute, la Tactical est cintrée et ma soie sort à vive allure. C'est lorsque le moulinet est à moitié vide que je me rends compte que je n'ai pour backing que quelques tours d'une vieille tresse. Bon, il va falloir prier pour qu'elle s'arrête un jour quand même. Je dévale avec le poisson sur une bonne 50ène de mètre en reprenant progressivement le contrôle. Je suis stupéfait par les dimensions pharaoniques tant du museau que des pectorales.
Du baume au coeur littéralement.


       Je suis content, très content même. Il me reste une grosse heure de pêche mais je ne vois rien de plus, le calme plat. Ce poisson sortant de nulle part suffit amplement à me combler de satisfaction en ce weekend d'ouverture. J'avais aucune attente particulièrement, c'est plus une prise de température qu'autre chose et au final ça ne s'est avéré que positif.

      Un grand merci aux 3 Scodavolpe et à leur perpétuel épicurisme qui fait naître à chaque fois ce sentiment de "reviens-y". Dans la voiture, tout seul le dimanche, des sombres pensées de lundi matin bluesy surgissent à l'écoute du meilleur album de la création (Sticky Finger) et je me ressasse pour oublier : "vivement vendredi soir prochain". Vous l'aurez compris, c'est bel et bien reparti pour une saison rythmée par des weekends bien remplis et autant d'écrits à leur propos !

     Vous souhaitant une bonne saison,

     Votre aimable serviteur.

mardi 19 janvier 2016

Charité populaire

       Je vais vous parler, non pas de l'arme de demain, mais de ce que donnent deux journées quand Lenka ne nous accompagne pas. Non pas que nous soyons manchots ou pas suffisamment dégourdis pour pouvoir nous débrouiller seuls à la pêche. Mais Matt et moi, depuis le temps qu'on se connait, savons par expérience que quand on se retrouve uniquement tous les deux pour aller pêcher peut conduire à des journées de grand n'importe quoi. Pour la première, un samedi matin à première vue comme les autres tout commença très bien. Une courte nuit à l'hôtel de la déroute et un départ sans pression vers 8h. Première fois que je conduis avec une remorque. Pas bien différent de d'habitude en fait, à part les marches arrières qui deviendront une véritable bête noire.

       On met à l'eau le bateau sur un lac d'huile. Au petit matin, nous n'avions pas trouvé la fille du père Noël mais 3 float tube déjà sur l'eau. Nous analyserons de façon rapide que ces 3 jeunes gens pêchent de façon on ne peut plus décontractée, entre frères, sans pression aucune. De bien gentils gamins qui me rappellent mes plus jeunes années. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ce sentiment à la pêche : se revoir une dizaine d'années en arrière ? J'en étais presque nostalgique. Heureusement, Matt et son implacable lucidité étaient là pour rappeler que c'était pas le moment de rêvasser et qu'on avait des poissons à trouver. Ce fut chose faite rapidement, tous les échos étaient très concentrés. On pêche dedans sans succès et décide d'aller explorer un peu, pas du côté de chez Swann mais sur plusieurs 100ènes de mètres au large.  Les résultats ne sont pas bien concluants : quelques touches par-ci par là mais aucune ne sera concrétisée. Ah si, quelques perchettes dans des chasses en linéaire mais pas de quoi casser 3 pattes à un canard. On décide d'arrêter de nous éparpiller et de pêcher en verticale aux abords des écos toujours présents en nombre aux points les plus profonds. Il ne faudra pas longtemps à Matt pour prendre une grosse perche aux couleurs fastueuses.

Un super chouette poisson qui nous évite de nous retrouver dans le canap' à boire des bières avant l'heure
      Nous rencontrerons un autre float-tubeur arrivé un peu plus tard, très sympa avec qui nous échangerons les infos recueillies qui s'avèrent concorder à ses impressions de ces dernières semaines. Les poissons sont rassemblés et une seule zone est productive. Nous ferons découvrir à notre compagnon de galère (ouais, on s'est pas courbaturé les triceps avec les ferrages) le principe des marqueurs de postes. Apparemment, ça lui a beaucoup plus. Principe très simple : un gros lest, une 30ène de mètres de cordelette et un gros morceau de plastique permettant le déroulement de la corde lorsque le lest descend. À tel point que Matt lui a lancé : "Si vous le remontez il est à vous". Excès de générosité ou flemme de le remonter lui même ? Nous ne saurons jamais tan je doute de sa bonne foi dans ce genre de situations.
    Je me mets à y croire et après deux arrachages de canne au sens littéral sur des frappes incisives et inferrables j'opte pour le montage "gangster" de Matt avec un triple voleur. Ni une, ni deux, dans la dérive qui suivie, nouvelle frappe violente et cette fois-ci c'est pendu ! Je croirais à la grosse perche mais ...
Fausse alerte
     Rebelote sur une dérive parallèle un peu plus proche de la berge. Petit bonjour à notre copain du jour qui refusa de rejoindre ses frères pour manger le midi. Le plus jeune et surement celui qui en veut le plus du lot. Il ira loin ce jeune. Si et seulement si il arrête dans les semaines qui arrivent de dandiner son spinnerbait dans 15m d'eau bien entendu.

Et merde... le début d'une malédiction ?
     Le reste de cette journée sera relativement calme, quelques touches manquées, mais à part la très belle perche, pas de quoi rendre Lenka folle de jalousie. Quoi que, la pauvre, elle a passé la journée enfermée  au taf. Ce sera Ronald des familles sur la route du retour avec la satisfaction d'avoir trouvé des poissons sur un lac difficile, en dépit d'une concurrence qu'il serait prétentieux de qualifier de rude, mais concurrence quand même. Matt se paye le luxe de remanger des paupiettes 1h après en arrivant à la maison. Ne pas manger de la journée déclenche chez lui des crises d'appétit incontrôlables. Je passe mon tour pour ce soir.

     Le lendemain, nous sommes à nouveau tous les deux. Pêche du bord/sac à dos uniquement. Le vent annoncé correspond aux prévisions, la pêche en bateau n'était pas envisageable. Repos du guerrier pour Stara et préparation du repas de Noël pour le soir au programme. On était avec elle par la pensée. La mâtiné sera calme, du linéaire dans le vent. L'impression atroce de mal pêcher, vous connaissez ? Moi oui. 4h durant j'ai eut cette horrible sensation. On a deux options : changer de lac ou rejoindre le canap'. On convient d'un deal, si le lac le plus proche est à moins de 30min de voiture, on va y faire un tour. Bingo : 21 minutes. On bosse notre mental à fond sur ce genre de journées en nous persuadant que ça va finir par payer. On essaye de pêcher des postes profonds après un parcours du combattant autour du lac pour y accéder. Champs à champignons, terre argileuse humide qui colle aux semelles sur 10cm d'épaisseur, on est pas bien là ? On pêche un peu léger dans des zones profondes donc. Matt enregistre quelques touches avec un leurre qu'il perdra quelques lancers après. J'essaye des trucs au hasard. Les allers-retours vers les sacs à dos entreposés 100m plus loin se multiplient pour se ravitailler en têtes plombées. La consommation journalière suffirait à provoquer le saturnisme à un régiment de légionnaires. Je me fais arrêter en remontant le long de la cassure. Pas sur du tout je ferre un peu par instin et après un bref laps de temps je laisse échapper un : "Ah, mais c'est un poisson en fait !". Et c'est plutôt joli, je croirais une fois de plus à la grosse perche. Manqué. C'est vraiment une malédiction qui se poursuit.
Rassurez vous, ça vaudra jamais à mes yeux une truite de 25 à la robe typique.
      Matt essaye des trucs et tombe sur ce qui semble déclencher plus de touches. Une tête plombée très légère pour pêcher moins profond en planant dans les cailloux. Et ça marche plutôt bien, il rentre coups sur coups une belle perche et un brochet maillé. Suivi d'une coupe sur un poisson plus solide. 
Vous croyez qu'après 30 ans il penchera la tête à droite ? 

Bon, la journée fut fort plaisante malgré tout.

       On terminera sur ça, il nous reste à rassembler la dizaine de leurres éparpillée par terre, refaire le chemin en sens inverse et rentrer à la maison, à l'heure pour le repas. Un premier problème surviendra, un quiproquo diplomatique d'école au téléphone  qui nous encouragera à forcer le pas. Puis un second, celui de l'appel du Ronald à la sortie de l'autoroute. Car oui, il y a le repas de Noël amoureusement préparé par Lenka qui nous attend à la maison. Ce sera un McFirst pour Matt qui la jouera soft et un maxi best of pour moi, j'avais très faim. On prendra l'option logique de ne rien dire et de re-manger en rentrant. Le plus dur sera de garder son sérieux en disant : "putain, j'ai la dalle, on va se régaler ce soir, en plus, on a pas mangé de la journée !". Du coup, on se force à évacuer nos larmes de rire dans la voiture 5 minutes avant d'arriver. J'arrive à me contenir et même à tenter de faire craquer Matt qui reste stoïque. Je cale sur le dessert et Matt avouera notre infidélité dans une crise de rire générale.

      La pêche sans prise de tête c'est tout ce que j'aime, rien ne fait plus plaisir que passer ce genre de journées durant lesquelles il est impossible de prévoir ce qu'il va se passer. La suite des aventures bohémiennes rapidement !

A plus, Benji


mercredi 6 janvier 2016

Comme un punk en hiver.

      J'ai craqué. Il n'aura pas fallu trop longtemps. Juste quelques minutes au téléphone avec Matt suffiront à me convaincre de les accompagner sur le bateau pêcher le sandre. Et pourtant, j'avais juré fidélité aux truites. La tentation est liée à l'activité des poissons ces dernières semaines due très certainement au prolongement des conditions automnales ainsi, qu'à ma perception très subjective de la fidélité qui, m'ont entraîné dans cette spirale infernale de la pêche en verticale. J'en avais un avis irréfutable et sans demi mesure du style : "c'est d'la merde".

     Jamais de ma vie j'aurais cru dire ça, mais je trouve que cette pêche nécessite de sa casser la tête au moins autant que pour celle de la truite. L'éternelle question de "comment faire pour en prendre plus et des plus gros?" se pose sans cesse. Et parfois, les réflexions payent.

     J'essaye de me donner bonne conscience en cette période de fermeture, plier un peu de carbone au final, ça peut pas faire de mal. Surtout en si bonne compagnie.

      Tout commence donc un jeudi matin,quelques semaine auparavant, à la suite d'une soirée "repas Gastronomique&Bricolage devant un 53 minutes sur Seasons". J'étais sensé n'avoir qu'un cours d'anglais de 15h30 à 17h30 mais un timide "Benji, t'as cas venir avec nous" de Lenka suffira à m'y faire renoncer. Polo chargée à bloc, on se faufile entre fagots de cannes, boîtes de leurres et autres poches McDonald, c'est parti ! Mise à l'eau sans encombre et ballade en dilettante au moteur électrique avant d'arriver sur leur zone fétiche. Les premières touches se font rapidement ressentir et de façon régulière tout au long de la journée. La pêche se fait dans 12m.
Matt débloque rapidement son compteur 

Suivi de près par sa belle 
       Pas facile de retrouver des automatismes perdus depuis bien longtemps. Je pédalerai pas mal dans la choucroute avant de réussir à concrétiser mes touches. Mais ça finit quand même par rentrer. Le plus dur c'est vraiment d'arriver à bien rester près du fond ET à l'aplomb le plus possible du bateau. Bien que parfois, laisser traîner son shad à 20m du bateau peut s'avérer payant. Et c'est pas Lenka qui vous dira le contraire.
On fait des doublés et comme d'hab le pins est pour moi mais je m'en contente

Le Maître s'envole, pas le mètre. Vous avez dit pour l'instant ?
      Dans l'ensemble les poissons touchés sont pas gros, mais ils permettent de garder un peu de mental pour tenir toute l'après midi. Et il faut pas se le cacher, même justement maillés, les sandres font plaisir.

Lenka recolle au score pendant que je cherche la manivelle de semi automatique sur le moulinet casting
      Jusqu'au moment où, las de prendre des petits poissons, Matt a décidé d'employer les grands moyens. Changement de secteur, nous évoluerons vers des zones un peu plus profondes, plus fournies en échos. Il opte pour un gros Finess : un Ripple Minnow (ne me demandez pas la taille et le coloris, j'y pompe rien à tout ça, mais il était rose). Par contre, j'ai très bien compris en voyant monter en surface ce qu'il annonçait comme un "-putain- de silure juste métré" que c'était certainement un des poissons de sa vie. Et ça se lisait dans ses yeux (et dans les notre parce que le sentiment général à bord à la vue du monstre fut l'ébahissement, la stupéfaction et la joie dans son plus simple appareil). Ça c'est le bon côté, le mauvais c'est que le poisson suite à la décompression a relargué son estomac (d'une taille stupéfiante et aux proportions un peu... suspectes). Lors de l'épuisetage, il a refermé violemment ses mâchoires sur son organe vital ce qui l'a en quelque sorte condamné. L'humeur a tourné à un mélange d'amertume et de bonheur sur le pont. Une sorte de plaisir frustrant. Le même que celui d'un pêcheur à la mouche qui voit sa plus belle truite repartir sur le dos sans jamais arriver à la remettre à l'endroit.

Ah beh ouais, en fait il était pas loin le mètre. Juste là, sous nos pieds.

Vaine xième tentative, malheureusement il ne repartira pas.
      Suite à cet épisode qui remet un peu les idées en place mais qui laisse à la foi rêveur, il faut s'y remettre, il reste une bonne heure de pêche. J'arrive enfin à débloquer le compteur sandre maillé après une série de bébés qui me vaudront un surnom peu appréciable que je vous laisse le soin de deviner.
Aaaaaaah, j'ai enfin trouvé !

       La journée se termine sur un dernier poisson pour Lenka, sur une dérive dite "au vent pour rentrer" en arrivant sur un marqueur de poste, c'est beau. Un Ronald salvateur pour pas non plus changer toutes les traditions d'un coup. Je suis pas très fier d'avoir craqué mais je dois reconnaître que c'est très riche de réflexions et de découvertes. Prêt à remettre ça et à en prendre d'avantage pour les fois suivantes, parce que oui, il y en aura d'autres (rassurez vous, pas au point d'y aller entre Mars et Septembre, ça, c'est interdit).
J'ai froid la nuit comme un Punk en hiver WaWaWaouuuuu
            Je vous épargne les fumisteries et autres discours de vœux totalement hypocrites et vous donne rendez vous très rapidement pour les sorties qui ont suivi avec la dose de rock'n roll habituelle, je vous le garanti.

      A+ Benji